C’était il y a un an et demi.

On s’était retrouvé dans un bar un vendredi soir après le travail. Ce qui se voulait un 5 à 7 s’est rapidement transformé en 5 à plus soif.  Il devait être près de 10h quand E., M. et moi même nous sommes mis à chiâler sur notre statut de célibataires.

- Merde… regarde les ces deux-là ! Ça fait 10 ans qu’ils sont ensemble et toujours amoureux. J., tu m’écoeures avec ton bonheur !

- Ouais ! sont où les hommes ?

Ça c’était M… l’ami gay dont toutes tes amies hétéros tombent amoureuses et qui pleurent leur mère quand elles apprennent que le beau brun ne joue pas pour leur équipe…

- Mais arrêtez ! M’a vous arrangez ça moi. On va organiser un speed dating drette là !

- …

- Elle nous niaise là hein?

Eh bien non! J. était parti avec son chum au fond du bar pour nous dénicher des «perles rares». Son copain, visiblement amusé de l’activité s’en était donné à coeur joie dans les invitations…

- Salut, je m’appelle J.F. on organise un speed dating à la table en avant. On a une blonde, une brune et un gay. Y’a tout ce qu’il te faut.

Les gars s’étiraient le cou avant d’accepter de se joindre à nous. Ils ont défilé les uns après les autres… On a du voir au bas mot, au moins 10 gars dans la soirée. Pas tous très intéressants. Je me suis d’ailleurs vite lassé de ce jeu, préférant plutôt jaser avec l’ami d’une copine qui était assis à la table d’à côté et qui semblait trouver très drôle notre idée de speed dating improvisée. Ça faisait déjà un moment que je discutait avec lui quand j’ai reporté mon attention sur le nouveau gars qui, je m’apercevais, était depuis déjà un bon moment en train de discuter avec E. et M. La discussion allait bon train et les échanges se faisaient dans la bonne humeur.

Je perd le fil, mais quelques pots maçon plus tard,  je m’étais retourné et aperçu que le gars était toujours là.

- T’es encore là ? Tes amis sont où ?

- Sont parti…

- Ah ?… et puis tu ne les as pas suivi ?

- Non, j’ai du fun ici!

- Ah ben coudonc!

Je me rappelle l’avoir trouvé très sympathique. Mes amis s’étaient mis à l’appeler Allan Theo puisque lorsque J.F. lui avait dit qu’à la table se trouvait une blonde, une brune et un gay, il lui avait répondu «c’est qui le gay?». C’était sans doute pour rire, mais mes amis se sont emparé de cette réplique pour le comparer au chanteur dont l’orientation sexuelle nous a toujours un peu intrigué.

Vers minuit on s’est tous dirigé vers le Latulipe.  C’était bondé de monde et les tubes des années 90 faisaient rage dans les speakers. On avait droit à du vieux dance, aux Spice Girls, Vengaboys, etc. Allan m’avait paru un peu désorienté. Lui qui se retrouvait en compagnie d’un groupe d’inconnus complètement envoutés par de la musique semblant sorti tout droit d’un party où tout le monde est vêtu de Vuarnet fluo.

Sur la piste de danse je me suis mise à danser et embrasser le gars de la table voisine. Allan s’était alors replié et avait tenté d’aborder mon amie E. qui visiblement n’avait rien à faire de lui.

On s’est perdu de vue pendant quelques semaines avant qu’il me retrouve sur Facebook. Depuis un an et demi déjà qu’on discute de temps en temps… ne se disant pas grand chose à chaque fois. Je ne connais absolument rien de lui, ou presque, mais ce soir il vient manger à la maison. Un peu avant Noël on s’était lancé dans une ridicule histoire d’échange de cadeaux. Je devais lui offrir un livret de 5 coupons de repas fait par moi dont il pouvait faire usage quand bon lui semblait, à condition de me faire signe au moins 24h d’avance. En échange, il m’offrirait un cadeau… J’ignore totalement ce que je recevrai ce soir mais paraitrait qu’il a trouvé du maudit beau papier d’emballage.

À suivre…

Oh j’oubliais! Vous vous demandez sûrement ce qu’est advenu du gars de la table d’à côté ? C’est E. qui l’a récupéré… Déjà un peu plus d’un an qu’ils sont ensemble! C’est drôle la vie…

C’était il y a un an et demi.

On s’était retrouvé dans un bar un vendredi soir après le travail. Ce qui se voulait un 5 à 7 s’est rapidement transformé en 5 à plus soif.  Il devait être près de 10h quand E., M. et moi même nous sommes mis à chiâler sur notre statut de célibataires.

- Merde… regarde les ces deux-là ! Ça fait 10 ans qu’ils sont ensemble et toujours amoureux. J., tu m’écoeures avec ton bonheur !

- Ouais ! sont où les hommes ?

Ça c’était M… l’ami gay dont toutes tes amies hétéros tombent amoureuses et qui pleurent leur mère quand elles apprennent que le beau brun ne joue pas pour leur équipe…

- Mais arrêtez ! M’a vous arrangez ça moi. On va organiser un speed dating drette là !

- …

- Elle nous niaise là hein?

Eh bien non! J. était parti avec son chum au fond du bar pour nous dénicher des «perles rares». Son copain, visiblement amusé de l’activité s’en était donné à coeur joie dans les invitations…

- Salut, je m’appelle J.F. on organise un speed dating à la table en avant. On a une blonde, une brune et un gay. Y’a tout ce qu’il te faut.

Les gars s’étiraient le cou avant d’accepter de se joindre à nous. Ils ont défilé les uns après les autres… On a du voir au bas mot, au moins 10 gars dans la soirée. Pas tous très intéressants. Je me suis d’ailleurs vite lassé de ce jeu, préférant plutôt jaser avec l’ami d’une copine qui était assis à la table d’à côté et qui semblait trouver très drôle notre idée de speed dating improvisée. Ça faisait déjà un moment que je discutait avec lui quand j’ai reporté mon attention sur le nouveau gars qui, je m’apercevais, était depuis déjà un bon moment en train de discuter avec E. et M. La discussion allait bon train et les échanges se faisaient dans la bonne humeur.

Je perd le fil, mais quelques pots maçon plus tard,  je m’étais retourné et aperçu que le gars était toujours là.

- T’es encore là ? Tes amis sont où ?

- Sont parti…

- Ah ?… et puis tu ne les as pas suivi ?

- Non, j’ai du fun ici!

- Ah ben coudonc!

Je me rappelle l’avoir trouvé très sympathique. Mes amis s’étaient mis à l’appeler Allan Theo puisque lorsque J.F. lui avait dit qu’à la table se trouvait une blonde, une brune et un gay, il lui avait répondu «c’est qui le gay?». C’était sans doute pour rire, mais mes amis se sont emparé de cette réplique pour le comparer au chanteur dont l’orientation sexuelle nous a toujours un peu intrigué.

Vers minuit on s’est tous dirigé vers le Latulipe.  C’était bondé de monde et les tubes des années 90 faisaient rage dans les speakers. On avait droit à du vieux dance, aux Spice Girls, Vengaboys, etc. Allan m’avait paru un peu désorienté. Lui qui se retrouvait en compagnie d’un groupe d’inconnus complètement envoutés par de la musique semblant sorti tout droit d’un party où tout le monde est vêtu de Vuarnet fluo.

Sur la piste de danse je me suis mise à danser et embrasser le gars de la table voisine. Allan s’était alors replié et avait tenté d’aborder mon amie E. qui visiblement n’avait rien à faire de lui.

On s’est perdu de vue pendant quelques semaines avant qu’il me retrouve sur Facebook. Depuis un an et demi déjà qu’on discute de temps en temps… ne se disant pas grand chose à chaque fois. Je ne connais absolument rien de lui, ou presque, mais ce soir il vient manger à la maison. Un peu avant Noël on s’était lancé dans une ridicule histoire d’échange de cadeaux. Je devais lui offrir un livret de 5 coupons de repas fait par moi dont il pouvait faire usage quand bon lui semblait, à condition de me faire signe au moins 24h d’avance. En échange, il m’offrirait un cadeau… J’ignore totalement ce que je recevrai ce soir mais paraitrait qu’il a trouvé du maudit beau papier d’emballage.

À suivre…

Oh j’oubliais! Vous vous demandez surement ce qu’est advenu du gars de la table d’à côté ? C’est E. qui l’a récupéré… Déjà un peu plus d’un an qu’ils sont ensemble! C’est drôle la vie…

Allan Theo

C’était il y a un an et demi.

On s’était retrouvé dans un bar un vendredi soir après le travail. Ce qui se voulait un 5 à 7 s’est rapidement transformé en 5 à plus soif.  Il devait être près de 10h quand E., M. et moi même nous sommes mis à chiâler sur notre statut de célibataires.

- Merde… regarde les ces deux-là ! Ça fait 10 ans qu’ils sont ensemble et toujours amoureux. J., tu m’écoeures avec ton bonheur !

- Ouais ! sont où les hommes ?

Ça c’était M… l’ami gay dont toutes tes amies hétéros tombent amoureuses et qui pleurent leur mère quand elles apprennent que le beau brun ne joue pas pour leur équipe…

- Mais arrêtez ! M’a vous arrangez ça moi. On va organiser un speed dating drette là !

- …

- Elle nous niaise là hein?

Eh bien non! J. était parti avec son chum au fond du bar pour nous dénicher des «perles rares». Son copain, visiblement amusé de l’activité s’en était donné à coeur joie dans les invitations…

- Salut, je m’appelle J.F. on organise un speed dating à la table en avant. On a une blonde, une brune et un gay. Y’a tout ce qu’il te faut.

Les gars s’étiraient le cou avant d’accepter de se joindre à nous. Ils ont défilé les uns après les autres… On a du voir au bas mot, au moins 10 gars dans la soirée. Pas tous très intéressants. Je me suis d’ailleurs vite lassé de ce jeu, préférant plutôt jaser avec l’ami d’une copine qui était assis à la table d’à côté et qui semblait trouver très drôle notre idée de speed dating improvisée. Ça faisait déjà un moment que je discutait avec lui quand j’ai reporté mon attention sur le nouveau gars qui, je m’apercevais, était depuis déjà un bon moment en train de discuter avec E. et M. La discussion allait bon train et les échanges se faisaient dans la bonne humeur.

Je perd le fil, mais quelques pots maçon plus tard,  je m’étais retourné et aperçu que le gars était toujours là.

- T’es encore là ? Tes amis sont où ?

- Sont parti…

- Ah ?… et puis tu ne les as pas suivi ?

- Non, j’ai du fun ici!

- Ah ben coudonc!

Je me rappelle l’avoir trouvé très sympathique. Mes amis s’étaient mis à l’appeler Allan Theo puisque lorsque J.F. lui avait dit qu’à la table se trouvait une blonde, une brune et un gay, il lui avait répondu «c’est qui le gay?». C’était sans doute pour rire, mais mes amis se sont emparé de cette réplique pour le comparer au chanteur dont l’orientation sexuelle nous a toujours un peu intrigué.

Vers minuit on s’est tous dirigé vers le Latulipe.  C’était bondé de monde et les tubes des années 90 faisaient rage dans les speakers. On avait droit à du vieux dance, aux Spice Girls, Vengaboys, etc. Allan m’avait paru un peu désorienté. Lui qui se retrouvait en compagnie d’un groupe d’inconnus complètement envoutés par de la musique semblant sorti tout droit d’un party où tout le monde est vêtu de Vuarnet fluo.

Sur la piste de danse je me suis mise à danser et embrasser le gars de la table voisine. Allan s’était alors replié et avait tenté d’aborder mon amie E. qui visiblement n’avait rien à faire de lui.

On s’est perdu de vue pendant quelques semaines avant qu’il me retrouve sur Facebook. Depuis un an et demi déjà qu’on discute de temps en temps… ne se disant pas grand chose à chaque fois. Je ne connais absolument rien de lui, ou presque, mais ce soir il vient manger à la maison. Un peu avant Noël on s’était lancé dans une ridicule histoire d’échange de cadeaux. Je devais lui offrir un livret de 5 coupons de repas fait par moi dont il pouvait faire usage quand bon lui semblait, à condition de me faire signe au moins 24h d’avance. En échange, il m’offrirait un cadeau… J’ignore totalement ce que je recevrai ce soir mais paraitrait qu’il a trouvé du maudit beau papier d’emballage.

À suivre…

Gérer la peine : version mâle

Assise dans mon salon, guitare sous le bras, j’essaie depuis 20 minutes de jouer la mélodie de Mad world quand le téléphone sonne.

- Allô?

(C’est hotdog)

- Qu’est-ce que tu fais? Je me cherche une partner pour sortir…

(Ici, il est bien important de savoir lire entre les lignes :  je n’ai pas envie d’être seul ce soir, surtout pas cette nuit.)

- Ouais… j’sais pas. J’suis en pyjama, je joue de la guitare. Enfin, j’essaie…

- Seule ?

- Ouais, seule.

- …

- …

- Allez, je saute dans la douche et je passe te chercher dans 20 minutes. On se fait une tournée des bars.

- …

(clic.)

C’est toujours sympathique avec hotdog. Garçon intelligent, n’a pas la langue dans sa poche… et drôle. Même si je n’avais pas vraiment envie de sortir, je savais que j’allais passer une belle soirée. Cependant, je trouvais ça tout de même étrange qu’il m’appelle à l’improviste comme ça, un samedi soir alors qu’il était presque minuit. Une tournée des bars? Fallait devoir faire vite!

Je suis entrée dans la voiture sans vraiment poser de questions. J’allais bien finir par comprendre ce qui se tramait.

- Alors on va où jeune homme ?

- On commence par le Confessionnal, ensuite on verra.

Ça fait déjà 10 minutes que l’on discute dans la voiture que je confirme enfin ce que je me doute depuis le début.

- T’as prévu quoi pour les fêtes, dis-moi?

- Oh rien en particulier… Des soupers chez des amis, la famille… toi?

- Rien.

- Rien ? Ton frère ne vient pas te rendre visite ?

- Ouais, plus tard pour le jour de l’an. Il reste en France pour Noël. Et puis mon ex et moi c’est terminé.

- … Ah ?

C’était écrit dans le ciel. On n’appelle pas une amie qu’on voit aux 3 mois, comme ça, dernière minute, un samedi soir, en lui faisant croire qu’on n’a pas de partner de party. Je savais très bien de quoi il en retournait. Hotdog, voulait jaser. Se confier… et ne voulait surtout pas dormir seul cette nuit là. Et puis ça faisait mon affaire. Je n’en avais pas plus envie que lui. On a donc fait la tournée des bars dont il me parlait, on s’est embrassé sur chacun des planchers de danse et on a terminé la soirée chez lui, autours d’une pizza qu’on a dévoré en buvant notre Xe consommation de la soirée…

Les émotions, quand on est un homme, on les met de côté ou on les gère différemment. On s’étourdie et on se cache dans les bras d’une autre le temps d’une ou de plusieurs soirées. Cette nuit là, j’ai en toute connaissance de cause, servit de baume pour le coeur d’un mâle en peine.

Le divan

Penses-tu à moi parfois ?

Moi, souvent.

Parfois en bien, parfois en mal.

Ce soir je me suis assoupi sur le divan. J’ai bientôt fait de chasser les pensées qui m’envahissaient. Je n’avais aucunement envie de rêver à toi. Et finalement, tu es apparu dans mon rêve tout naturellement. Comme quoi, on n’a aucun contrôle sur notre subconscient. Je nous ai vu. Je nous ai imaginé heureux, comme dans mes souvenirs… les miens. Puisque les tiens, sont sûrement tout autre.

Je nous ai revu enlacé dans la piscine, à se regarder droit dans les yeux. Je nous ai revu sur ton canapé, amoureux… Enfin, je crois. En tout cas, moi…

Et je t’ai imaginé te pencher sur moi, couché sur le divan… me caressant les cheveux en me demandant si je voulais rentrer à la maison.

Et je me suis réveillé.

Penses-tu à moi parfois ?
Moi, souvent.

Lettre à mon père.

Y’est malheureusement trop tard pour t’appeler. Même à 27 ans, j’ai encore besoin de venir pleurer dans tes bras. J’ai encore besoin de t’entendre me dire que ça va passer, qu’on n’en meure pas. J’ai encore besoin d’entendre tes paroles réfléchies et neutres qui me remettent les idées en place… Mais puisque tu fais sûrement déjà dodo, je t’écris.

Je suis en train de vider mon appareil photos dans mon ordi. Y’a tout mon été… Et T.

C’est dur de les regarder. J’ai pas envie de les effacer non plus. La semaine dernière ma psy m’a donné comme devoir de “prendre position” par rapport à moi vis à vis lui. Je le laisse partir ou j’attends qu’il revienne. Parce que je lui faisais part de mon choix ambivalent. Je n’arrivais pas à le confronter pour lui demander ce qu’il allait se passer étant donné que j’avais l’impression de revivre la même rupture une deuxième fois. J’avais besoin d’entendre les mots.

J’avais beau ne pas avoir de nouvelles de lui… Les gestes ne me suffisaient pas. Parce que des gestes, on peut interpréter ça comme on veut. “Ne m’attends pas” c’est plus clair disons… Et c’est ce que j’ai eu comme réponse. J’avais peur de l’entendre. Mais j’avais besoin de ça pour avancer. Elle me donne de durs devoirs la psy je trouve…

Je ne sais pas trop comment je me sens présentement. Je n’ai pas envie de le détester ou de nourrir une colère ou une haine envers lui, mais en même temps c’est un peu ce que je ressens. Je me sens trahis dans tout ça. J’ai l’impression qu’on a abusé de ma confiance et ça fait mal. La colère c’est une émotion taboue qu’on ne se permet pas de vivre. Pourtant j’ai l’impression qu’elle est là et qu’elle est prête à exploser de moi à tout moment et je la retiens. Je me pose toujours la même ca**** de question : Pourquoi t’es revenu??? J’t'ai pas tordu un bras? T’es revenu à coup de je t’aime et de projets communs pour mieux t’en aller en courant par la suite.

J’aurais envie de lui dire que c’est un salaud, égoïste et peureux. Qu’il n’avancera jamais en rien s’il s’empêche de vivre ce qu’il a à vivre parce qu’il n’est pas assez courageux pour affronter la vie. J’ai envie de lui dire que s’il continu comme ça il va se réveiller à 40 ans avec loin derrière lui les projets dont il rêve parce qu’il est trop pissou pour essayer de les réaliser. Qu’un bon jour il verra que tout ses amis sont casés, mariés, dans une maison, avec des enfants et tout le tralala. J’ai envie de lui dire qu’il n’a pas été assez homme pour voir que j’étais prête à vivre tout ça avec lui parce que je l’aimais, que je croyais en cette relation là et que jamais j’ai douté de pouvoir vivre quelque chose de beau avec lui. J’ai envie de lui dire que je le trouve lâche de m’avoir abandonné comme ça, d’avoir tourné les talons pour une deuxième fois, me laissant au dépourvu derrière. Arranges toi, j’m'en vais fuir ce que j’ai peur d’affronter. Puis en même temps j’ai juste envie de lui dire je t’aime même s’il ne mérite pas que je m’y attarde ou que je verse une seule larme pour lui.

J’suis tellement déçue. On ne m’a pas appris à baisser les bras dans la vie.
Je comprend pas qu’on puisse décider de le faire. La fuite, la peur, tout ça ce ne sont pas de bonnes raisons.

L’engagement. Qu’est-ce qu’il y a de si apeurant? Tu veux aller vérifier si y’aurait pas mieux ailleurs? Pourquoi? C’est pas comme si la relation était invivable. Il le disait lui-même, j’suis pas difficile à vivre. Je suis une femme indépendante, je le laissais faire ses trucs…

Quand est-ce qu’on arrête d’avoir de la peine papa?

pensée du jour.